Réponse des gaullistes aux chiraquiens

Réponse à la tribune publiée dans le journal  Le Point du mardi 19 avril

Nous avons pris connaissance d’une tribune parue ce mardi dans laquelle une quarantaine de personnes, qui se réclament curieusement du gaullisme, appellent à voter en faveur d’Emmanuel Macron .

Si l’extrême droite s’est construite sur la détestation du général de Gaulle, le macronisme s’est quant à lui construit sur la destruction de tout ce qu’incarnait le fondateur de la Vé République.

Le gaullisme ne repose pas uniquement sur un rassemblement par-delà les clivages mais sur une certaine idée de la France dont Emmanuel Macron est aux antipodes.

Le gaullisme c’est le rassemblement du peuple français et de ceux qui veulent servir la France et non pas le rassemblement des carrièristes à l’image de ce qui a existé sous la IVe République.
Le gaullisme c’est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, une France indépendante et souveraine certainement pas la volonté de toujours plus de supranationalité en faveur de l’Union Européenne.

Le gaullisme c’est un Président de la République aux dessus des partis qui n’est pas chef d’une majorité et dont le lien avec le peuple doit être particulier et non méprisant. Un Président qui refuse le recours au référendum s’inspire t’il du général de Gaulle ?

Le gaullisme c’est la volonté d’associer le capital et le travail, ce qui est contraire à une politique du laisser-faire laisser-passer et au démantèlement des acquis sociaux qui ont été réalisés notamment par le général de Gaulle à la libération en 1945 et durant sa présidence entre 1958 et 1969.

Aucun vrai gaulliste de conviction ne peut se reconnaître dans la politique menée depuis 5 ans par Emmanuel Macron qui conduit la France à son abaissement et à sa vassalisation !

De prétendus gaullistes nous disent le contraire en tentant de réécrire l’histoire, mais comme le disait si bien André Malraux « il n’y a pas de gaullisme contre le général de Gaulle « .

En ce qui nous concerne, nous ne manipulerons pas la mémoire du général de Gaulle à des fins électoralistes en appelant  en son nom à voter pour l’un ou pour l’autre !

Nous demandons aux Françaises et aux Français de voter dimanche en conscience et en toute connaissance de cause.

Enfin, nous invitons les véritables gaullistes au rassemblement et à la refondation de notre famille politique.

Sébastien NANTZ,, Pŕesident de l’UPF,
Secrétaire général du Rassemblement du Peuple Français
Christophe CHASTANET, Avocat, Vice-Président de l »UPF – Union du Peuple Français, Président de « Brive avenir et passion »
Henri FOUQUEREAU, Ancien collaborateur de Jacques CHABAN-DELMAS et de Michel JOBERT, Secrétaire général du Forum Pour la France, Président du Comité Directeur du Rassemble du Peuple Français,
Alain KERHERVE, Conseiller municipal de  Quimperlé, Président de l’association « Général de Gaulle : souvenir et fidélité » , auteur de  » Une révolution en héritage: la politique sociale de Charles de Gaulle », administrateur du site gaullisme.fr
Gérard BARDY, Journaliste et écrivain, auteur de « De Gaulle avait raison » – le visionnaire
Alain RIGOLET, Préfet honoraire
Achille FRANÇOIS, Secrétaire général de l’UDT – La Gauche Gaulliste
Jérôme GARCIA, Vice-Président de Notre France, délégué LR de la 2ème circonscription du Nord
Simone BECHE-CHEVALEYRE, ancienne Maire adjointe de Maisons-Laffitte
Nicolas STOQUER, Président fondateur du Rassemblement Pour la France
Denis GIACOMEL, Président de L’amical des amis de la croix de Lorraine
Arnaud LE NENAN, ancien Maire de Joppécourt
Mathieu SERVAGI, Avocat, Conseiller municipal de Longwy, Président du groupe d’opposition de la communauté de communes de l’agglomération de Longwy
Daniel LALLEMANT, Vice-Président du Rassemblement Pour la France
Valentin LAGORIO, Délégué général de l’UDT – La Gauche Gaulliste
Yannick ALEXANDRE, Président du Mouvement des Jeunes Gaullistes
Simon ARCHIPENKO, Ecrivain
Gaétan AVANZATO, historien, politologue et biographe de Raymond Mondon
Caroline CHAMPRIGAUD, Secrétaire général de l’UPF – Union du Peuple Français
Alain LESEUR, Délégué « Notre France »de Sens
Arnaud GEHANT, militant gaulliste 
Bernard ELET, militant gaulliste
Cyril TALBOT, responsable national de mouvement gaulliste
Florent GIRARD, militant gaulliste
François ZIMMERMANN, militant gaulliste
Jacques AUGAIT, référent régional de mouvement gaulliste
Jean-Pierre BARBANCE, militant gaulliste
Joël RIGOLAT, militant gaulliste
Laurent BOUGER, militant gaulliste
Ludovic DEMATHIEU, référent local de mouvement gaulliste et souverainiste
Marie MAVANDE, militante gaulliste
Mickael PENCZ, militant souverainiste
Olivier DUQUEROY, militant gaulliste
Olivier HAUSSAIRE, militant gaulliste
Paola CALVIN, référente régional de mouvement gaulliste
Philippe RAULT, responsable national de mouvement gaulliste
Sylvain ROY, militant gaulliste Québécois
Thierry DELPEUCH, militant gaulliste

Cette extrême droite qui se dit « gaulliste »

Historiquement -sur le point de vue politique- l’extrême droite est le seul camp a n’avoir jamais travaillé ni de près ni de loin avec le général de Gaulle. Celle-ci n’a de cesse été politiquement anti-gaulliste, essayant d’abattre de Gaulle physiquement à plusieurs reprises et de le faire battre à l’élection présidentielle de 1965 en appelant -par l’intermédiaire de leur représentant Jean-Louis Tixier-Vignancourt- à voter François Mitterrand au second tour.

Mais un phénomène surgit depuis plusieurs années, des personnes au discours clairement d’extrême droite se revendiquent désormais comme étant « gaullistes », mais sur quoi peut bien reposer leur gaullisme ? Et bien il repose sur le fait que « de Gaulle ne voulait pas que Colombey-les-deux-Eglises devienne Colombey-les-Deux-Mosquées ». Ils basent donc leur revendication d’être « gaullistes » uniquement sur une citation que de Gaulle n’a jamais tenue publiquement et qui a été rapportée par Alain Peyrefitte dans son livre « c’était de Gaulle ».

En ce qui les concerne ils sont gaullistes…

Ils sont gaullistes oui mais ils se revendiquent comme étant de la « vraie droite » occultant que pour de Gaulle « Être gaulliste c’est être de gauche et de droite à la fois » !

Ils sont gaullistes oui mais veulent l’union d’un camp politique tandis que de Gaulle voulait rassembler les Français par-delà les clivages comme l’ont prouvé ces hommes de gauche et de centre gauche qui l’ont rejoint (Malraux, Capitant, Vallon, Chaban-Delmas etc…) !

Ils sont gaullistes oui mais prônent une politique économique du « Laisser-faire, laisser-passer » tandis que pour le général il faut « que ce soit la République qui conduise la marche économique de la France » !

Ils sont gaullistes oui mais reprochent au général de Gaulle d’avoir donné l’indépendance à l’Algérie. Ils trouvent qu’il y a trop d’Arabes en France mais paradoxalement regrettent qu’il n’y en ait pas 45 millions de plus (ce qui se serait passé si l’Algérie était restée française) !

Ils sont gaullistes oui mais en même temps ils vous disent que de Gaulle était un grand criminel qui a abandonné les harkis et les pieds noirs !

Ils sont gaullistes oui mais souhaitent mener une politique réactionnaire et revenir sur toutes les avancées sociales réalisées par le général de Gaulle !

Ils sont gaullistes oui mais vous disent que le maréchal Pétain était un brave homme qui a protégé les Français pendant que de Gaulle continuait la lutte ! Reprenant la fumeuse théorie du glaive et du bouclier !

Ils sont gaullistes oui mais en même temps vous disent qu’il est facile de résister depuis un pays étranger plutôt que dans son pays occupé !

Ils sont gaullistes oui mais ne veulent pas que la France retrouve sa liberté et son indépendance en sortant de cette Union Européenne supranationale qui la détruit ! Ce qui fait que tout programme politique économique, monétaire ou migratoire qu’ils avancent n’est forcément que du vent et trompe les Français !

Ils sont gaullistes et veulent sortir de l’OTAN oui mais uniquement pour que la France devienne vassale de la Russie de Poutine !

Ils sont gaullistes oui mais n’hésitent pas à s’afficher avec les pires des identitaires voire des négationnistes !

Il est regrettable que ces personnes qui basent leur supposé gaullisme sur une citation privée du général, rapportée par Alain Peyrefitte, n’aient pas pris la peine d’étudier ni la vision politique du général de Gaulle ni l’action qu’il a menée durant les années où il était à la tête de notre pays. Ils ne sont bien évidemment pas plus gaullistes que les Chirac, Juppé Pécresse etc… qu’ils dénoncent eux-mêmes comme étant des usurpateurs !

Communiqué de presse du 31 janvier 2022.

L’exploit à gauche retentit comme un non-évènement !

Christiane Taubira, revenue de nulle part et n’allant pas loin, remporte la primaire populaire qui a mobilisé…moins de 500 000 personnes.

Christiane Taubira notée « bien », Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon « assez bien », Anne Hidalgo jugée « Passable ». Serions-nous à l’école ? D’ailleurs, certains ténors de la gauche devaient retourner à l’école, car avant de citer Pierre Mendès France, il faudrait étudier ce qu’il a incarné et fait. Madame Taubira, pour prendre son exemple, est radicalement opposée avec celui qu’elle a cité.

Son discours d’hier soir était creux, aucune vision de l’homme en société, aucun axe pour l’avenir du pays.

Ainsi, une minorité décide du candidat qui représentera le mieux la gauche. C’est dans ces conditions que l’on voit la stupidité de la primaire. Les gaullistes de l’UDT et de l’UPF restent attachés à leur vision, celle de la rencontre entre un Homme et la Nation dès que les circonstances s’y prêtent.

Mais cette primaire populaire n’est-elle pas un non-événement ? Anne Hidalgo, qui a dans un premier temps appelé à la tenue de cette primaire, a finalement renoncé et continue de faire cavalier seul.. Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot ont affirmé qu’ils ne reconnaîtront pas le résultat de ce scrutin….Tout ça pour ça.

La gauche se cherche, se rêve. Mais la gauche a perdu son électorat de base, les classes populaires et laborieuses, en allant se fourvoyer dans la défense de la «cancel culture», dans l’indigénisme et le «wokisme», en oubliant la France au profit d’une Europe qui efface les réalités nationales.

La gauche s’est suicidée, quelle sera la porte de sortie pour le Parti socialiste qui vient de se faire balayer ?

Non, la gauche patriote, sociale, républicaine et laïque ne fera pas encore son grand retour pour cette présidentielle. Nous invitons, justement, tous les défenseurs, tous les tenants d’une gauche républicaine, patriote et sociale à nous rejoindre pour former un bloc populaire, face aux blocs identitaires, libéraux et indigénistes, pour redresser et redonner un souffle, le souffle du renouveau, à notre pays.

Le Bureau national de l’UDT.

Communiqué de l’UDT : 09/12/2021

Arnaud Montebourg vient de mettre sa candidature en jeu dans le but d’une candidature unique de la gauche. Anne Hidalgo a répondu qu’elle souhaitait que soit organisée une primaire ouverte pour designer ce candidat unique..

L’UDT -qui suivait de près la candidature d’Arnaud Montebourg- ne le suivra pas dans cette stratégie. A l’heure où certains entendent rassembler leur camp, continuant ainsi la division du peuple français, nous pensons au contraire que seul un peuple rassemblé autour des valeurs patriotiques, républicaines et sociales pourra redresser notre pays. Gaulliste de gauche mais gaulliste avant tout, l’UDT ne participera évidemment pas à cette pseudo union. L’élection présidentielle est la rencontre d’un homme ou d’une femme avec le peuple, nous ne pouvons donc cautionner une primaire designant le représentant d’un parti ou d’un camp.

Nous communiquerons -aux côtés de nos amis de l’UPF- sur la démarche que nous ferons ou soutiendrons pour le 1er tour de la prochaine présidentielle.

Le bureau national de l’UDT

Communiqué UDT : Le pass sanitaire validé par le Conseil Constitutionnel

Communiqué de presse du 6 août 2021.

Pass sanitaire : les Sages méritent-ils toujours leur surnom ?

Sans surprise, sauf un courage inouï, le Conseil Constitutionnel a validé la quasi totalité de la loi sur le pass sanitaire.

Les lieux visés par ce pass restent les mêmes,c’est-à-dire les bars et les restaurants, les trajets à longue distance en train (TGV et intercités), en bus, en avion.

Dans le domaine médical, à n’en pas douter, la vaccination est rendue obligatoire pour les soignants. Le pass sanitaire est également nécessaire pour les visiteurs et les patients non urgents dans les établissements de santé et les maisons de retraite.

En revanche, seulement deux dispositions sont annulées, celles de l’isolement obligatoire des malades et de la «rupture anticipée d’un CDD ou d’un contrat en intérim», mais ceux qui ont décroché un CDI pourront ne plus être payés !

Y avait-il vraiment quelque chose à attendre du Conseil Constitutionnel, dont les membres sont nommés par le pouvoir politique en place ?

Inutile d’être un expert pour constater que l’application du pass sanitaire nous paraît anticonstitutionnel, dans la mesure où les citoyens sont discriminés, où il y a entrave à la liberté d’aller et venir, d’exercer une profession et de se faire soigner.

Hormis quelques agités dans les manifestations qui agressent des pharmaciens et attaquent nos forces de l’ordre, nous soutenons ce nouveau samedi de mobilisations.
Nous conseillons aux manifestants de se désolidariser de certains groupuscules et activistes qui entachent la lutte pour préserver la dignité et l’égalité humaines.

Les citoyens sont désabusés par le personnel politique, ils préfèrent manifester leur colère et leur désapprobation. Les Français, capables de se mobiliser en masse en plein été (au point de faire pâlir de jalousie les syndicats), sont bien décidés à préserver les libertés publiques fondamentales.

Le Bureau national de l’UDT.

Communiqué UDT : Pass sanitaire

Oui à l’immunité collective, non à la régression sociale et humaine! ⤵️

Vaccination et pass sanitaire, point d’équilibre irréalisable ?

Après une semaine intense de débats à l’Assemblée nationale et au Sénat, les deux chambres parlementaires sont tombées d’accords sur le projet de loi sur le pass sanitaire.

Ce projet de loi comporte plusieurs règles, comme celles de présenter le pass sanitaire pour les visiteurs se rendant à l’hôpital, pour aller aux restaurants et dans les bars, pour des voyages longs en avion ou en train (TGV et intercités), en bus. Mais dans les métros, pas de pas sanitaire. Tout ceci est encore incohérent, et c’est cela qui alimente également la colère de la population.

Ce projet de loi entrera en vigueur une fois que le Conseil Constitutionnel l’aura examiné le 5 août prochain.

L’UDT est claire dans sa position : respectueux du choix de chacun quant à la vaccination, nous ne tolérerons pas que des citoyens n’aient plus le droit d’accéder à certains services usuels dès lors qu’ils ne sont pas vaccinés ou qu’ils ne présentent pas de test PCR négatif.

De plus, l’avenir de nombre de salariés se retrouve compromis. Dès lors qu’un travailleur n’aura pas de pass sanitaire à l’échéance fixée par le gouvernement,le 30 août, ce travailleur n’aura pas de salaire. Régression sociale, injustice sociale, contre cela, nous nous dressons également.

La bataille contre le virus ne peut pas uniquement être remportée par la seule carte de la vaccination. Commençons par le réarmement de nos hôpitaux et moyens matériels et en effectifs, puis par l’installation de filet ultraviolet dans les lieux fréquentés pour tuer toute sorte de bactérie, l’installation de purificateurs d’air dans les milieux clos.

Mais pour faire cette politique, la liberté que la France doit retrouver, c’est celle de son indépendance. Dans bien des domaines, l’indépendance est la clef de la solution. Indépendance industrielle, indépendance médicale et pharmaceutique, c’est indispensable pour que chaque pays puisse se protéger, se défendre sans être dépendant d’un autre.

Ainsi, le fait de ne pas avoir eu de cap, ni de vision dans ce domaine a accentué un climat de défiance envers tout ce qu’instaure le pouvoir politique. De même qu’après avoir envoyé les soignants sans protections au printemps 2020, risquant leur vie, et les contraindre maintenant à se faire vacciner, cela passe mal.

L’UDT reste aux côtés de l’UPF dans le combat pour la dignité humaine et la préservation des libertés publiques.

Le bureau national de l’UDT.

Le pass sanitaire de la honte !

Le pass sanitaire a été voté -comme on pouvait s’y attendre- par la majorité parlementaire godillot de Macron. Au-delà de cela, nous ne pouvons qu’être stupéfaits de constater que seulement 231 députés sur 577 étaient présents pour les débats concernant un sujet aussi important que celui de nos libertés ! L’opposition a déserté, le groupe socialiste ne comptait que 7 députés présents sur 29 ! Si la démocratie est négligée par les Français dans les urnes, elle l’est tout autant par ceux qui sont censés représenter le peuple au parlement ! Ne nous étonnons pas si un régime autoritaire s’installe dans notre pays et si l’opposition à venir se fera dans les rues !

En dehors de la discrimination sanitaire qui a été votée, n’oublions pas les mesures anti-sociales et réactionnaires qui ont été adoptées et celles qui le seront prochainement : licenciement de ceux qui refusent le pass sanitaire dans certains secteurs professionnels, retraite à 64 ans etc…

Le combat pour la liberté et la justice sociale ne fait que commencer ! Etant donné l’état de la supposée opposition de gauche, une recomposition politique et un Rassemblement Populaire de tous les défenseurs des valeurs républicaines et sociales sont plus que vitaux !

Le peuple français a perdu une bataille mais il n’a pas perdu la guerre !

Réalisations de 1958 à 1969

– 19/12/1958 : 50 ordonnances sur le logement, les loyers, la construction et l’aménagement du territoire
– 31/12/1958 : Création des ASSEDIC
– 05/01/1959 : Protection de l’enfance en danger
– 06/01/1959 : Obligation scolaire jusqu’à 16 ans
– 07/01/1959 : intéressement des travailleurs
– 06/02/1959 : Ordonnance instituant l’Epargne-crédit pout le logement
– 14/05/1959 : Loi programme d’équipement sanitaire et social
– 22/06/1959 : Réorganisation du Conseil Economique et Social
– 31/07/1959 : Loi relative à la promotion sociale
– Septembre 1959 : Loi « Debré » sur le financement des écoles privées
– 02/06/1960 : Prémices de la décentralisation ! Décret créant 21 régions économiques
– 09/07/1960 : Décret sur la construction des autoroutes à péages
– 27/12/1960 : Loi sur le reclassement professionnel des mutilés de guerre
– 21/01/1961 : Création de l’assurance maladie agricole
– 29/11/1961 : Loi sur l’aide aux rapatriés d’Algérie
– 04/08/1962 : Création des MDC (Maison De la Culture) par André Malraux
– 29/12/1962 : Instauration de la quatrième semaine de congés payés
– 31/07/1963 : Création de l’AES pour les mineurs infirmes (Allocation d’Education Spéciale)
– 18/12/1963 : Loi instaurant le Fonds National de Solidarité pour l’Emploi
– 1963 : Création des CES (Collège d’Enseignement Secondaire)
– 1964 : Refonte de la tutelle et de l’administration des biens des mineurs
– 12/07/1965 : Loi reconnaissant « l’Amendement Vallon », sur l’actionnariat des salariés
– 13/07/1965 : Loi réformant le régime matrimonial. Cette loi renforce l’égalité entre homme et femme au sein du foyer. Elle donne à la femme mariée la possibilité d’ouvrir un compte bancaire en son nom propre, et n’a plus besoin de l’autorisation de son mari pour exercer une profession séparée.
– 10/03/1966 : Mise en place des « Contrats de Programme », les industriels s’engagent pendant 5 ans à une stricte discipline en matière de prix
– 18/06/1966 : Loi « Grandval » renforçant les pouvoirs des comités d’entreprise
– 11/07/1966 : Loi réformant l’adoption, elle peut désormais etre demandée par des couples non mariés ou toute personne célibataire agée de plus de 35 ans
– 12/07/1966 : Création du régime d’assurance maladie-maternité pour les non salariés
– 24/07/1966 : Loi sur la réforme du droit des sociétés commerciales (500 articles)
– 1966 : Réforme du régime des faillites des entreprises
– 03/12/1966 : Première loi d’orientation et de programmation sur le développement de la formation professionnelle et de la promotion sociale
– 22/12/1966 : Loi instaurant une assurance obligatoire des exploitants agricoles pour les accidents du travail et de la vie privée
– 30/06/1967 : Loi foncière visant à organiser les villes et à régulariser le marché foncier
– 13/07/1967 : Création de l’ANPE (Loi Chirac), allocation de conversion et garantie de ressources aux chomeurs
– 17/08/1967 : Obligation de la Participation des salariés dans les entreprises d’au moins 100 salariés
– 14/12/1967 : Loi « Neuwirth » légalisant la contraception
– 1968 : Loi « Capitant » sur les statuts de l’entreprise et des services judiciaires
– 25/10/1968 : Loi d’orientation de l’enseignement supérieur, créant le BAC technologique et instaurant la participation des étudiants dans les organes de gestion des universités
– 19/12/1968 : Loi reconnaissant l’exercice du droit syndical dans l’entreprise
– 21/03/1969 : Publication de la liste des entreprises nationales qui appliqueront l’intéressement des personnels aux fruits de l’expansion

Discours de Bagatelle, 1er mai 1950

A la bonne heure ! Nous sommes bien vivants ! Il n’est que de nous voir pour être sûr que notre peuple n’est aucunement disposé à terminer sa carrière. Il n’est que de nous voir pour, discerner où les travailleurs mettent aujourd’hui leur espérance. La masse immense que voilà prouve aux insulteurs qu’ils perdent l’argent qu’on leur donne et, aux couards, qu’en dépit de leur neurasthénie, rien n’est perdu pour la France.

Ah ! certes, nous connaissons les peines et les soucis de tant de gens et de familles. Nous entendons la rumeur d’alarme qui retentit dans l’univers. Mais, si nous sommes lucides, nous sommes également résolus. Pourquoi? Parce qu’à travers les obstacles nous avons choisi notre route. C’est celle qui monte et va tout droit. Au fond, depuis dix ans et plus, nous sommes, nous, ceux qui ne veulent pas que la France donne sa démission.

Mais d’autres, hélas ! y consentent. D’abord, les malheureux pour qui notre pays ne doit être que l’un des domaines du Kremlin. Mais aussi, certains Français qui doutent de la France : « C’en est trop ! chuchotent ceux-là. Nous sommes maintenant tombés trop bas pour pouvoir remonter la pente. Prenons-en notre parti ! A l’intérieur ne touchons à rien, de peur que tout ne s’écroule. A l’extérieur, faisons ce que demandent les étrangers les mieux pourvus. Ainsi pourrons-nous, peut-être, ménager nos chances de vivoter. Et, si la patrie doit mourir, tâchons au moins que sa mort soit douce!»

Oui, voilà ce que murmurent les pleurnichards du renoncement. Il faut dire que l’impuissance du régime ne leur fournit que trop d’arguments. Inversement, ce régime lui-même invoque l’atonie ambiante pour justifier sa médiocrité. Inutile de chercher ailleurs les causes de cette maladie d’abandon qui, naguère, malgré la valeur de certains des hommes au pouvoir et beaucoup d’efforts accomplis par la nation, nous fit lâcher les gages que nous avait valus la victoire de 1918, nous empêcha d’établir jamais, ni l’harmonie sociale, ni l’équilibre financier, figea notre défense dans la ligne Maginot, nous conduisit à Munich, détourna le dernier Gouvernement de la Troisième République, aux jours tragiques de 1940, de poursuivre la lutte dans l’Empire et aboutit, enfin, à l’effondrement et à la capitulation.

Nous incarnons, nous autres, le contraire de cette politique du perpétuel recul. C’est parce que, dans l’extrémité, nous pûmes rendre à la nation confiance en elle-même, conduire son effort avec autorité et commencer la rénovation, que la guerre fut gagnée, que le pays fut redressé, que la liberté et l’ordre furent restaurés. Mais, à peine cela était-il fait, qu’on vit le régime des partis se rétablir contre nous, trompant d’abord le pauvre monde par des programmes et des prospectus, pour s’engluer ensuite dans une stagnation lamentable. Et, comme ses clans et ses groupes se sentent désormais condamnés, ils achèvent de se coaguler dans le conservatisme des sièges et des places.

On comprend donc très bien pourquoi nous, qui voulons la France agissante et indépendante, trouvons devant nous deux catégories d’opposants. D’un côté, ou, comme on eût dit jadis, « à notre gauche », les séparatistes. De l’autre côté, ou, « à notre droite », la coopérative de conservation politicienne et sociale qui, pour le moment, s’appelle : Troisième Force. Je ne commettrai certes pas l’erreur ni l’injustice de mettre sur le même plan les opposants des deux espèces. Les premiers sont les ennemis de l’État. Les seconds ne font que lui nuire. Mais les uns, comme les autres, font obstacle au redressement. Il en est ainsi, d’abord pour ce qui concerne la question principale, celle qui est au fond du drame de notre siècle, je veux dire la question de la condition ouvrière.

Un jour, la machine a paru. Le capital l’a épousée. Le couple a pris possession du monde. Dès lors, beaucoup d’hommes, surtout les ouvriers, sont tombés sous sa dépendance. Liés aux machines quant à leur travail, au patron quant à leur salaire : ils se sentent moralement réduits et matériellement menacés. Et voilà la lutte des classes ! Elle est partout, aux ateliers, aux champs, aux bureaux, dans la rue, au fond des yeux et des âmes. Elle empoisonne les rapports humains, affole les États, brise l’unité des nations, fomente les guerres.

Car, c’est bien la question sociale, toujours posée, jamais résolue, qui est à l’origine des grandes secousses subies depuis trente-cinq ans. Aujourd’hui, c’est la même question, toujours posée, jamais résolue, qui pousse le monde vers un drame nouveau. C’est elle qui fournit de prétextes la tyrannie qui s’étend sur les deux tiers de l’Europe et de l’Asie. C’est elle qui, chez nous, procure aux séparatistes tant de concours désespérés. C’est elle qui empêche la prospérité de prendre son essor pour adoucir les misères humaines. Ah ! les pays libres peuvent bien déployer leur propagande et se ruiner en armements, l’épée, de Damoclès demeurera suspendue tant que chaque homme ne trouvera pas dans la société sa place, sa part, sa dignité.

Eh bien ! Nous voulons cela ! D’autres peuvent le caricaturer, nous sommes les seuls à pouvoir le faire. C’est l’Association des hommes, de leurs intérêts, de leurs capacités, que nous entendons bâtir. Ce sont des sociétaires, et non des adversaires, qui, selon nous, doivent assurer ensemble la marche des entreprises. Ce sont des contrats, établis en vue du meilleur rendement et assurant à chacun sa part des bénéfices, qui doivent remplacer aussi bien le dirigisme des prix et salaires que le système de ces conventions qui ne sont que des armistices. En raison de tout ce que la France a souffert et de tout ce qui la menace, nous avons décidé, nous, de réaliser cette réforme. Nous y appelons le peuple français. Il nous faut, pour y réussir, vaincre les séparatistes qui ne veulent pas que les plaies soient guéries. Il nous faut aussi faire liquider par le pays la coopérative qui étale maintenant son impuissance au milieu de l’angoisse ouvrière, des affaires ralenties, des grèves pourrissantes, des conciliations .avortées, et pour qui le mouvement serait une mortelle catastrophe.

Nous avons choisi, nous, une fois pour toutes pour le présent et l’avenir. N’est-ce pas ? les jeunes, qui m’entendez !

Mais nous savons bien, nous autres, que l’indépendance, la rénovation exigent un régime capable de mettre en oeuvre l’État et de conduire la nation. C’est le contraire, bien entendu, qu’ont réalisé et que maintiennent contre nous les séparatistes, unis pour cela aux coopérateurs de la conservation. Les premiers, en effet, jugent que ce système de confusion favorise leurs entreprises. Les seconds s’accrochent à une bâtisse où s’abritent les jeux, intrigues, vanités, qui font la vie des partis. Nous voulons, nous, arracher les Pouvoirs publics à la discrétion des chapelles, faire en sorte que le Gouvernement, le Parlement, la Justice, soient séparés et, par conséquent, responsables chacun pour son compte, avec, au-dessus d’eux, un arbitrage national qui puisse recourir au pays. Nous voulons que notre peuple se rassemble pour son salut, au lieu de se laisser diviser et subdiviser par des fractions dont les querelles l’épuisent, servent ses adversaires et ne nourrissent que les partisans.

Hier, tandis que la France, opprimée par l’invasion et étouffant sous l’humiliation, entendait les voix du parti pris, du mensonge, du renoncement, retentir à tous les échos, moi-même et mes compagnons n’avons jamais cessé de dire : « Rien ne compte, excepté de vaincre. Il n’y a qu’une route à suivre, celle du combat ! » Quant à nous, à aucun moment, nous ne fîmes autre chose que d’agir pour y réussir sans concéder en rien à la mollesse, ni au désespoir. Nous étions peu, au départ. Mais, à mesure des événements, combien de Français nous rallièrent de corps ou d’âme, y compris beaucoup de ceux qui, d’abord, nous avaient négligés ou même combattus ! A la fin, par la voix de Paris criant sa joie sur les Champs-Élysées, la nation tout entière devait nous donner raison.

Aujourd’hui, dans le tumulte d’un monde en fusion, au milieu de tant d’appels à la haine ou à la faiblesse, parmi tous les intérêts opposés et embrouillés, moi-même et mes compagnons disons au pays : « Rien ne compte excepté de renaître. Rétablir l’unité, avant tout par l’harmonie sociale ; maintenir l’indépendance ; bâtir l’État qu’il nous faut avec sa force et sa justice. C’est le salut ». Et nous marchons vers le but, sans nous en laisser détourner par aucune combinaison. Nous sommes sûrs qu’à la masse des Français qui nous a déjà rejoints s’ajoutent, pas à pas, beaucoup de ceux qui, d’abord, ne nous entendirent pas ou refusèrent de nous suivre.

Travailleurs ! C’est avec vous, d’abord, que je veux bâtir la France nouvelle. Quand encore une fois, ensemble, nous aurons gagné la partie, en dépit des excitations des destructeurs et des intrigues des diviseurs, on apercevra tout à coup une nation joyeuse et rassemblée où, je vous en réponds, vous aurez votre digne place. Alors, on verra sortir, des voiles qui le cachent encore, le visage radieux de la France !