Halte aux déformations du gaullisme

Dans 9 jours, la classe politique va rendre hommage à celui que l’on surnomme vulgairement «L’Homme du 18 juin», comme si l’action de Charles de Gaulle ne se résumait qu’à la journée du 18 juin 1940.

Cette journée, certes historique car la voix de la France résonnait à travers les ondes de la BBC, n’est que le début de ce qu’on appelle le gaullisme, c’est-à-dire la survie de la France.

Mais, nos élites, que savent-elles vraiment du gaullisme ?

Entre la macronie qui récupère les symboles du gaullisme comme la croix de Lorraine, appellation du «Ministère des Armées»,le Président qui s’est affiché avec les Mémoires de guerre qu’il n’a certainement pas dû lire, la droite qui s’en réclame mais qui lui tourne le dos avec ses positions européistes, la droite radicale (Rassemblement national et Reconquête) qui se prétend être de la lignée du Général alors qu’elle tient un discours assez victimaire envers une partie de la population…..

Et la gauche ? La gauche n’est jamais réclamé du général de Gaulle car elle l’a sans cesse combattue. Ce n’est pas faute de la part du Général d’avoir tendu la main aux socialistes mais ces derniers ont toujours refusé.

Face à la soumission de certains et le désordre provoqué par d’autres, nous appelons toutes les bonnes âmes voulant incarner un rassemblement fraternel, une troisième voie entre le macronisme et les extrêmes, a nous rejoindre et à travailler en commun, avec nos compagnons de l’UPF, dont nous sommes l’aile gauche.

Mais devant le manque de culture flagrante d’une partie de nos élites politiques, il convient alors de rappeler la définition du gaullisme authentique…

Tout d’abord, l’indépendance nationale et la souveraineté populaire. C’est-à-dire une France qui a le contrôle de sa propre politique, de sa propre monnaie, de sa propre armée. Bref, une France qui décide par elle-même et pour elle-même. C’est aussi le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en respectant chaque entité territoriale, politique et culturelle de chaque État et d’abord le notre.

La défense des institutions de la cinquième République. La Constitution de 1958, modifiée en 1962 par son propre créateur, Charles de Gaulle, avec l’instauration du suffrage universel, cette constitution est la meilleure qui soit taillée et qui réponde à une certaine idée de la France, de son rang, de son prestige et de sa grandeur. Le chef de l’État, en vertu de l’esprit de la Constitution, doit être le chef de la Nation, et non le chef d’un parti ou d’une fraction du peuple.

Le troisième pilier consiste au rassemblement des Français pour le sauvetage et le redressement de la France. Ces Français qui doivent participer activement à la vie démocratique du pays. C’est pourquoi nous privilégions et militons ardemment pour une utilisation du référendum sur les grands sujets nationaux.

Et enfin, dernier pilier, c’est le volet social. Avec l’idée de la «Participation», participation des citoyens dans la vie du pays, participation des travailleurs dans la vie de leur entreprise. C’est aussi la défense d’une justice sociale et fiscale, s’inspirant tout droit de la « Nouvelle société » défendue par Jacques Chaban-Delmas et à laquelle nous sommes attachés.

Le gaullisme n’est pas seulement une force ou des idées politiques mais c’est également une philosophie de vie, une éthique, une morale.

En quoi cela consiste ? C’est ne pas utiliser la politique comme un moyen de subvenir à ses besoins mais comme un outil pour servir et défendre sa patrie. C’est aussi ne pas se servir de l’argent public à des fins personnels. Bref, le gaullisme est l’exact contraire de l’opulence.

La morale du gaullisme s’illustre par les mots prononcés le 22 juin 1940 par le Général de Gaulle : « l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie ».

Dans chaque instant de la vie politique, un gaulliste doit se référer et respecter ses trois commandements, en plus des quatre axes fondamentaux du gaullisme.

Par conséquent, le gaullisme est, par nature, social, il n’est pas de droite, ni de gauche. Il ne se classe pas sur l’échiquier politique. D’ailleurs, que signifie être de droite désormais ? Pas grand-chose de plus qu’être de gauche… Ces deux étiquettes politiques ont trahi à la fois l’État et la Nation ! Il n’y a plus rien à attendre d’eux ! Ce qui importe davantage, c’est la cohésion nationale et l’intérêt de la Patrie. Malgré tout, tout en se fiant à l’ancien paysage politique français, le gaullisme épouse de bonnes idées dites de « droite », comme par exemple la lutte contre l’immigration clandestine, la défense de l’indépendance nationale, des institutions d’un État fort et démocratique par exemple, et de « gauche », en ce qui concerne la Participation, une société équitable, une justice fiscale et sociale, le respect de la parole citoyenne,par exemple.

Ce qu’il faut à la France, c’est une troisième voie sociale, souveraine et sécuritaire, celle qui placera l’intérêt de la Patrie au dessus de tout. Et pour cela, le gaullisme représente le seul recours.

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