Les gaullistes de gauche

« Etre gaulliste c’est être de gauche et de droite à la fois » s’amusait à dire le général de Gaulle. En effet être gaulliste c’est agir dans le sens de l’intérêt général et non pour favoriser un camp.

Néanmoins il existe ce que de Gaulle lui même avait baptisé « les gaullistes de gauche », des personnalités venues de la gauche qui l’avaient rejoint et qui incarnaient une aile bien plus sociale que celle des amis de Georges Pompidou.

Les gaullistes de gauche sont en fait ceux qui ont fidèlement défendu l’idée de 3ème voie sociale (association capital-travail) que voulait instaurer le général de Gaulle.

Malraux proche du Parti Communiste, René Capitant venu de l’Union Démocratique et Socialiste de la Résistance (tout comme Jacques Baumel, Pierre Clostermann, Jacques Vendroux, Michel Kauffmann, Raymond Mondon, Yvon Morandat etc…), René Capitant venu de la SFIO etc… pour ne citer qu’eux, avaient rejoint le général de Gaulle. La plupart participèrent à la fondation de l’Union Démocratique du Travail (U.D.T) le mouvement des gaullistes de gauche.

A la mort du général de Gaulle, une grande partie des gaullistes de gauche ont refusé de travailler pour Georges Pompidou qu’ils accusaient d’avoir contribué au départ du général de Gaulle et à qui ils reprochaient une politique de plus en plus droitière tel le livre de Louis Vallon « L’anti-de Gaulle ».

Ce courant de pensée appartenant à la famille gaulliste n’est pas morte, il reste encore aujourd’hui des personnes qui s’en revendiquent. Certains hommes de gauche -tel que l’avait prédit le général de Gaulle « la gauche se réclamera de moi après que j’aurai disparu »- se sont découverts gaullistes, nous pensons notamment à Jean-Pierre Chevènement, Régis Debray ou Michel Onfray voir à Hubert Védrine qui rejette le fédéralisme et mentionne de plus en plus de Gaulle. Il y a actuellement 1 député gaulliste de gauche en la personne de Christian Hutin membre du M.R.C et ancien adhérent du R.P.R.

Une renaissance de l’U.D.T s’est d’ailleurs opérée depuis quelques mois et tente de développer en France un renouveau du gaullisme de gauche qui figure aux côtés des autres membres de la famille gaulliste.

Vous trouverez sur la mosaïque ci-dessus quelques visages de gaullistes de gauche.

Note de l’auteur: Etre gaulliste de gauche ne signifie nullement que l’on soutient la gauche. Comment d’ailleurs un gaulliste de gauche pourrait se reconnaître dans la politique de la gauche actuelle ?

Décisions de l’UDT du 26 mars 2017

L’Union Démocratique et Travailliste, réuni ce dimanche 26 mars en congrès extraordinaire a pris 3 résolutions :

1) Il a été décidé afin de moderniser notre action et relancer le gaullisme de gauche de modifier le nom de notre mouvement qui désormais s’appellera « Les Travaillistes – UDT ».

2) Il a été décidé d’installer une reconstruction basée sur les convictions avant tout, pour cette raison (exceptionnellement) l’adhésion pour l’année 2017 sera gratuite.

3) Il a été décidé pour les élections présidentielles d’apporter officiellement le soutien des Travaillistes de l’UDT au seul candidat réellement gaulliste, Monsieur Jean LASSALLE.

Les Travaillistes répondent positivement à l’appel de ses partenaires de l’Union du Peuple Français et participeront au « Comité de soutien gaulliste à Jean LASSALLE ».

Nous appelons les gaullistes de gauche et sociaux à soutenir le seul candidat de la famille gaulliste !

Le gaullo-gauchiste

Gaullo-gauchiste

Dans la famille gaulliste s’est développé après le départ du général de Gaulle du pouvoir, un nouveau courant de cette famille : le gaullo-gauchisme.

La confusion fait que nous sommes dans l’obligation aujourd’hui de devoir bien expliquer les nuances entre le gaullisme de gauche, que l’U.D.T incarne, de ce courant…

Le gaullo-gauchiste* adopte l’essentiel des valeurs fondamentales défendues par le gaullisme : l’indépendance nationale, la souveraineté populaire, les institutions et la 3ème voie sociale. Bref il est patriote et Républicain.

Tout comme le gaulliste de gauche, le gaullo-gauchiste met l’accent sur l’association du capital et du travail, il est favorable à la planification stratégique de l’économie et aux nationalisations d’entreprises, bref au rôle prédominant de l’État dans la vie économique et sociale de notre pays. Mais la s’arrête la ressemblance bien que le gaullo-gauchiste se revendique comme étant un gaulliste de gauche.

Alors quelle différence nous demanderez vous ? Eh bien essentiellement sur les questions sociétales où le gaullo-gauchiste n’a sur cette question absolument rien de gaulliste ou très peu contrairement au gaulliste de gauche.
En effet le gaullo-gauchiste pense que le gaullisme peut se marier avec les valeurs qui se sont développées après mai 68 et donc s’adapter aux mœurs d’aujourd’hui, à la gauchisation de la société.

Le gaullo-gauchiste est…

*Laxiste… il pense que la répression ne sert pas à grand-chose et qu’un criminel est avant tout un homme qu’il faut aider à se réinsérer dans la société essayant toujours de lui trouver des circonstances atténuantes, bref qu’il n’est lui même qu’une pauvre victime.

*Libertaire… pour lui il est interdit d’interdire. Le mariage homo, la PMA-GPA, la légalisation de certaines drogues etc… sont dans l’air du temps.

*Immigrationniste… L’immigration n’est absolument pas un problème. Il ira jusqu’à vous sortir qu’il n’y a pas plus d’immigrés que dans les années 60 et que c’est, au contraire, le devoir de la France d’accueillir tout ce qu’elle peut comme misère… Par contre en fervent républicain le gaullo-gauchiste n’est pas communautariste.

*Sectaire… Comme les autres branches gauchistes, le gaullo-gauchiste est partisan de la pensée unique et si vous ne pensez pas comme lui vous êtes alors un fasciste… ou un populiste… ou un poujadiste… ou un révisionniste, bref une vilaine personne infréquentable.

*Auto-raciste… oui pas anti-raciste ou raciste mais bien auto-raciste, pour lui le blanc catholique doit payer pour les croisades, l’esclavagisme et la colonisation, la même pensée donc que ses frères gauchistes. Il se sent coupable de l’histoire de France et veut expier les actions de nos ancêtres pensant que c’est cela en fait être un « humaniste ».

La gaullo-gauchiste essaie également toujours de transformer la vérité afin que cela aille dans le sens de ses convictions. Ainsi par exemple c’est à cause de la montée du Front National que le terrorisme augmente (et pas l’inverse), il faut donc, selon lui, avant tout éradiquer le FN qui est le vrai problème.

Mais par contre à la différence des autres familles gauchistes et du gaullisme, les gaullo-gauchistes n’ont rien de révolutionnaires ou de rebelles ils sont même bien intégrés au système.

Le gaullo-gauchiste est donc très loin de toutes ces valeurs traditionnelles sur la société que portait le général de Gaulle, qui voulait le progrès mais pas la pagaille, ni la chienlit.

Pour conclure et donc résumer le tout, le gaullo-gauchiste est comme un transsexuel, il peut s’habiller en gaulliste mais il y aura toujours ce détail qui fera qu’il ne le sera jamais réellement.

Sébastien Nantz

 

*Le gaullo-gauchiste est parfois un gaulliste de gauche qui a évolué après le départ du général de Gaulle en 1969.

Les priorités pour les gaullistes de conviction

Les Gaullistes logo
Aux amis du Forum pour la France et du R.P.F
Aux gaullistes de conviction
Suite à la réunion du F. Coppée : samedi 20 février 2016
La Constitution : notre ami Etienne Tarride a, depuis samedi, pris la plume pour nous offrir le papier sur la constitution que vous trouverez en téléchargement sur ce lien http://www.rassemblement-du-peuple-francais.org/le-forum/etat-collectivites/
ce papier, suite à son intervention magistrale a été trés demandé.
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Un ami du Forum, Gaullistes de conviction : le docteur Pétroussenko, m’a demandé ce matin qu’elles étaient les priorités pour des Gaullistes de Conviction.
Nous avons : le monde, l’Europe et l’Euro, la France
Les priorités ont été annoncées samedi dernier : Le monde : sans un système monétaire international, il n’y aura jamais rien à faire RIEN.
Si le dollar s’enrhume, tout le monde tousse, il faut arrêter le tir, une monnaie nationale ne peut servir d’étalon monétaire international.
Un système monétaire qui serait basé sur un panier de monnaie n’apporterait aucune solution les monnaies étant toutes aussi fausses les unes que les autres.
un système basé sur une valeur telle que l’or, serait maintenant inadapté : 1) la production d’or étant désormais  plus faible que le taux de croissance mondial et que la croissance démographique cela n’aurait aucun sens : Sans compter le fait qu’un étalon rigide, pour financer une économie souple, est une absurdité.
Le dossier sur un SMI est fait, il sera mis en forme et envoyé.
Europe et Euro, même chose : dossier sur l’Euro est fait, il reste à le mettre en forme et à le diffuser- Point qui n’est plus à discuter : nous voulons quitter TOTALEMENT L’euro
France 😦 Etat -Nation) – nation – Etat – société
Avant d’aller plus loin : Le mondialisme disparait , des blocs se constitutent avec chacun un patron : Asie = La Chine. Eurasie = la Russien Amérique du Nord USA , Europe de l’ouest = Allemagne. La France n’a pas à passer sous domination des gens d’Outre Rhin alors constitutons une plaque francophone. Présente dans le monde entier, cette plque ne sera jamais aggressive, elle pourra au contraire, attirer les non partisans inconditionnels d’autres plaques
Avec cet arrêt de la globalisation, l’idéologie mondialiste ne peut continuer. UN CHOIX de SOCIETE va donc être débattu, il l’est actuellement en Chine entre partisans du tout marché et partisans du tout Etat
Le Gaullisme est clair net et précis sur ce sujet :  Un Etat nation avec un équilibre savant entre Etat et marché, une sorte de troisième ou d’autre voie. Pour l’Etat, la chose obligatoire : le Plan, le service public, la protection sociale – Etat arbitre, Etat protecteur, et marché qui doit oeuvrer de concert.
Un plan pour le renouveau d’une économie Gaulliste est en cours d’élaboration par le Professeur émérite : Alain Cotta, une réunion est prévue
Cela fait un : vaste programme – d’abord définition de l’Etat nation avec les ingrédients obligatoire : territoire délimité,  la tribu qui vit dessus, avec une volonté d’y vivre ensemble, selon des règles établies pour tous et qu’il faut faire appliquer
Donc en priorité : définition de l’Etat nation et un dossier sur ce dosage difficile entre tout Etat et tout marché
Certains amis du Forum et des gaullistes de conviction se sont proposés pour diffuser ce que nous devions diffuser.
Nous possédons pour l’instant : Nos réunions : à diffuser, nos contacts, certains ne peuvent l’être, nos émissions de télévision, les éditos prononcés chaque mois à la radio sont la synthèse de nos travaux effectués.
ils sont publiés dans un livre : » Pour la France » qui doit être diffusé, ce qui nous évitera de monter à nouveau certains dossiers
l’Agriculture : notre programme y est largement exposé
Nos émissions de télévision, qui seront sur nos sites : Nos sites que nous devons faire connaître
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Pour l’instant : le travail du FPF servait à établir des dossiers et à les remettre en mains propres à des élus   de la nation, ceux que nous connaissions. Certaines de nos interventions ont débouché sur des projets de loi ou des lois, j’ai été  choisi  pour animer une association d’élus Gaullistes et souverainistes : je suis amené à constater, que dés que des Présidentielles se profilent : chaque  député choisit un camp, ce qui détruit l’association ou la réduit à sa plus simple expression- Nous attendrons que ce simulacre de démocratie se tasse, pour reprendre nos présentations –
Quoi que : celui sur les territoires d’outre mer doit être terminé pour le 1er mars
Les politichiens.
Des fuites, ont été organisées pour ce qui concerne, notre député ami : -photos où on le voit avec Fillon : sa candidature pour les primaires.
Sa déclaration lors de ma dernière émission a alimenté les bavardages : dés le lendemain : chez certains députés : il est temps qu’il prenne sa retraite etc
Entre nous, il n’y a aucune décision, accord ou quoi que ce soit qui ait été  déterminé entre Fillon et notre ami. Nous sommes à 14 mois des Présidentielles,il faut laisser le temps au temps D’ici janvier prochain, (lancement des campagnes) tellement de choses peuvent se passer, les deux candidats proclamés par les clients du café du commerce pourraient même  disparaître des affiches.
Attendons aussi nous à une candidature surprise, qui pourrait rassembler , Gaullistes et Souverainistes -j’en ai été averti ce matin.
Les jours et mois à venir seront  difficiles : alors travaillons, mettons nos propositions en avant : faisons nous connaître : Mais surtout ne rentrons pas dans les stratégies aussi bêtes qu’inopportunes : Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas  ’18 juin 1940″
Henri Fouquereau

De Gaulle et la gauche

Former Defense Minister Chevenement listens to a speech during the summer meeting of the Socialist Party in La Rochelle

Intervention de Jean-Pierre Chevènement au colloque « De Gaulle et la gauche » organisé par la Fondation Charles de Gaulle, 11 décembre 2015.

I – Question préliminaire : Comment le général de Gaulle se définissait-il lui-même ?

Le général de Gaulle avait une trop haute idée de l’Etat pour s’identifier à la droite ou à la gauche. Il s’est appuyé tour à tour sur l’une et sur l’autre, sans être prisonnier d’elles.

La gauche était majoritaire dans la Résistance et la droite dans les Assemblées de la Vème République, mais le général de Gaulle se voulait la France, c’est-à-dire à la fois l’une et l’autre, et même un peu plus que les deux réunies. Le général de Gaulle ne pouvait adhérer à un concept aussi sommaire et en même temps si chargé de significations multiples que celui de gauche ou de droite.

En 1791, année où prit forme pour la première fois cette ligne de partage fondatrice, la question du veto royal oppose la Gauche et la Droite. De Gaulle, selon moi, aurait certainement été parmi les députés qui défendaient les prérogatives du Roi, du côté de l’Etat. Mais en même temps, De Gaulle était un démocrate et il l’a montré par l’usage fréquent du référendum. Le Chef de l’Etat devait avoir la confiance du peuple. 27 avril 1969 : le texte soumis au référendum n’est pas un texte de droite (sa philosophie : régionalisation et participation des « forces vives » au Sénat est plutôt de gauche et anticipe largement sur la décentralisation de 1982). En l’absence d’une majorité, le général de Gaulle se retire.

De Gaulle se veut au-dessus des partis. Il opère une synthèse entre la tradition monarchique de la France et la tradition représentative de la République. Le Chef de l’Etat, dans la Constitution de 1958, est « l’homme de la Nation ». Tel est l’esprit du discours de Bayeux (1946) et cet esprit imprègne le texte de la Constitution de 1958. On a parlé de « monarchie républicaine ». En fait la Vème République est une combinaison de régime présidentiel et de « parlementarisme rationalisé » dont le point d’équilibre s’est constamment déplacé au gré de la conjoncture.

De Gaulle a pensé que l’élection du Président de la République au suffrage universel en ferait « l’homme de la Nation » et le mettrait naturellement au-dessus des partis. Y a-t-il réussi ? On peut soutenir deux thèses :

– cette élection au suffrage universel a recréé les conditions d’un système dominé par les partis, soit bipartite (de 1965 à 2012), soit tripartite à l’horizon 2017 ;

– mais on peut soutenir l’inverse : en faisant du Peuple l’arbitre suprême, il oblige le Président élu à agir comme s’il était non l’homme d’un parti mais l’homme de la Nation.

La IIIème et la IVème Républiques faisaient confiance à une élite parlementaire. La Vème confie à un homme le soin d’incarner la Nation. La Vème République se veut la synthèse de toute notre histoire politique et institutionnelle et le dépassement de ses contradictions. Je ne pense pas qu’il existe un système si parfait qu’il dispenserait un homme d’être à la hauteur du salut public, c’est-à-dire un homme d’Etat, si cette tâche lui a été confiée. Mais De Gaulle a pensé qu’il fallait identifier la responsabilité. François Hollande n’est pas dans la situation d’Albert Lebrun. De Gaulle a voulu dépasser les deux traditions de la vie politique française. Les institutions de la Vème République sont une synthèse, en la matière, de la droite et de la gauche. Le Président de la République incarne la continuité de l’Etat, la représentation nationale, à l’Assemblée, les tendances mouvantes de l’opinion. Mais c’est toujours le Peuple qui a le dernier mot. Il est l’arbitre suprême. La Vème République met l’Etat au-dessus des partis. Mais le Peuple est au-dessus de l’Etat.

II – La gauche et De Gaulle

1. Des hommes venus de la gauche ont apporté leur concours au général de Gaulle à partir de 1940. René Cassin, Président de la Fédération des anciens combattants, Boris et Weil-Curiel, anciens collaborateurs de Léon Blum dès juin 1940 à Londres, et surtout Jean Moulin, ancien chef de cabinet de Pierre Cot et premier président du CNR, sont les figures les plus emblématiques. Le programme du CNR en 1944 porte incontestablement la marque de la gauche. Les partis politiques de gauche ont, eux aussi, apporté leur concours sous la pression des évènements : procès de Riom pour la SFIO ou le parti radical, invasion de l’URSS par Hitler pour le PCF. Si les gros bataillons de la Résistance venaient plutôt de la gauche, grâce à l’apport des FTP, le noyau initial de la France libre était beaucoup plus à droite, voire à l’extrême-droite. Je pense à d’Estienne d’Orves bien qu’on puisse dire aussi que ces Français libres étaient d’abord mus par un patriotisme exigeant.

2. Il y a toujours eu des « gaullistes de gauche ». J’en ai connu beaucoup : Jacques Debu Bridel, Léo Hamon, Paul-Marie de la Gorce, Pierre Dabezies. Faut-il ranger parmi eux Etienne Burin des Roziers, Bernard Tricot, Pierre Lefranc, l’Amiral Flohic. C’étaient des gaullistes qui n’avaient nul sectarisme. Je puis en témoigner.

La gauche, même quand elle s’opposait, n’oubliait pas généralement que De Gaulle était aussi et d’abord l’homme du 18 juin 1940. Aujourd’hui l’alternance de 1981 a légitimé les institutions de la Vème République, comme c’était le projet du Ceres à sa création en 1964, même si le quinquennat institué en 2001 en a quelque peu modifié l’esprit.

3. Dans l’épreuve que nous traversons avec le terrorisme djihadiste, le Président de la République se doit d’être plus que jamais l’homme de la Nation, et non le chef d’un parti. Ces deux rôles peuvent évidemment se télescoper. Mais en dernier ressort, c’est au Peuple de juger. Et bien sûr, il faut que le Président apporte des réponses claires sur les buts politiques que nous poursuivons dans cette « guerre » qui nous a été déclarée. Le Président de la République doit fixer un cap à la Nation et s’il est à la hauteur de son rôle, on peut présumer que, même en cas d’alternance, le cap, s’il a été convenablement fixé, après mûre réflexion, ne changera pas.

C’est toute la question du logiciel qui se pose, le logiciel qui nous a conduit là où nous en sommes aujourd’hui est-il le bon ? C’est la différence entre l’union nationale et le salut public. La première est de forme. Le second est de fond.

III – La souveraineté nationale au cœur du débat

La gauche, comme la droite, a un problème avec la souveraineté, un concept qui est au cœur de la pensée du général de Gaulle. « La souveraineté et la démocratie sont, disait-il, comme l’avers et l’envers d’une même médaille ».

1. La gauche et la droite ont, en fait, voté ensemble en 1987 l’Acte Unique qui est le grand acte de dérégulation qui met l’Europe continentale à l’heure du néolibéralisme anglo-saxon. Le général de Gaulle aurait-il consenti à la libération des mouvements de capitaux, y compris vis-à-vis des pays tiers, et sans harmonisation préalable de la fiscalité de l’épargne ? J’en doute fort !

2. La gauche et la droite ont voté ensemble le traité de Maastricht qui transfère notre souveraineté monétaire à une Banque Centrale indépendante. Le général de Gaulle aurait-il consenti à ce transfert ? Evidemment non ! Il est ridicule de mettre De Gaulle parmi les pères fondateurs de l’Europe, au même rang que Jean Monnet et Robert Schuman. Ce sont deux conceptions différentes de l’Europe, « communautaire » derrière la Commission de Bruxelles, ou confédérale, c’est-à-dire intergouvernementale.

3. L’abandon de la souveraineté monétaire a entraîné celui de la souveraineté budgétaire. C’est le TSCG de 2012, négocié sous Nicolas Sarkozy et voté sous François Hollande. Avec le contrôle du budget, c’est le cœur de la démocratie parlementaire qui se trouve atteint. Il faut que le Président de la République intervienne pour dire que le pacte de sécurité passe avant le pacte de stabilité ! Qu’en résultera-t-il dans les faits ?

4. Le système de Schengen était fait pour des temps calmes. Dans l’épreuve, les Etats doivent à nouveau contrôler leurs frontières.

5. Les défis qui montent à l’horizon sont clairement au Sud. Or, le traité de Lisbonne confie à l’OTAN la défense européenne. C’est un système orienté vers l’Est. On le voit avec la crise ukrainienne. Grâce au « format de Normandie » un processus a été mis en route. Son volet politique est bloqué. Il l’est par l’Ukraine et non par la Russie. Mais c’est vis-à-vis de la Russie qu’on s’apprête, sous la pression des Etats-Unis, à reconduire les sanctions qui nous frappent d’ailleurs tout autant qu’elle. Face à la menace du terrorisme djihadiste, la France doit d’abord compter sur ses propres forces. La « défense européenne » est un « mythe mité ». Le Président de la République en appelle à la solidarité européenne. Celle-ci tarde à se manifester. Ainsi en va-t-il au Sahel où nous nous retrouvons bien seuls. Le défi migratoire ne pourrait être relevé que par une combinaison d’actions multiples : co-développement – reconstitution de forces régaliennes dans les pays d’Afrique. L’Europe telle qu’elle fonctionne n’est pas outillée pour faire face. Le sommet de Malte n’a pas apporté de réponses à la hauteur.

C’est là qu’il faut être gaulliste. Ressaisir les leviers de l’action ! Se mettre à la hauteur des défis. L’Europe telle qu’elle a été construite n’en est pas capable. Le Peuple le ressent : il se rassemble autour de la nation et de ses symboles : le drapeau, la Marseillaise. C’est sur une France ayant pris conscience des défis qui l’assaillent que le Peuple compte, y compris pour entraîner l’Europe sur la voie d’une politique nouvelle.

Le rapport de la gauche à l’héritage du général de Gaulle concerne aujourd’hui tous les Français. Nos élites politiques n’ont elles pas prématurément abandonné le cadre national comme cadre primordial de souveraineté, de démocratie et de citoyenneté, pour une conception abstraite et non opératoire de l’Europe ? Je veux être clair : il ne s’agit pas de rompre avec l’idée européenne mais de remettre l’Europe à l’endroit, de la rendre opératoire, à partir de ces « briques de base » que sont les nations. Là est le véritable sens de l’héritage du général de Gaulle.

IV – Défense et politique extérieure

Bien sûr je pourrais évoquer, y ayant été pour quelque chose, le ralliement de la gauche à la dissuasion nucléaire en 1978. Celle-ci reste au cœur de toute stratégie d’indépendance nationale. Un pays qui n’assume pas sa défense par ses propres moyens ne peut pas être un pays libre dans sa politique extérieure. Que signifie « l’indépendance » dans un monde où la bipolarité n’est plus celle qui prévalait entre Moscou et Washington, mais sera de plus en plus entre les Etats-Unis et la Chine ? J’ai souvent l’impression que nos élites, de gauche comme de droite, ont une peur vertigineuse de l’isolement par rapport à nos grands alliés, les Etats-Unis dans le monde et l’Allemagne en Europe. Elles ont abandonné l’indépendance nationale pour l’occidentalisme.

De Gaulle était libre, ce qui ne l’empêchait pas d’être réaliste, tant il est vrai que la prudence est souvent dans l’audace elle-même.

1. De Gaulle a imaginé une Europe européenne. Celle-ci reste à construire, avec la Russie bien sûr et non contre elle.
2. Il a voulu la coopération avec les pays d’Afrique. Celle-ci, plus que jamais nécessaire, doit changer d’échelle.
3. De Gaulle voulait réconcilier le Moyen-Orient et le monde arabe avec la justice et avec le progrès. Tout reste à faire à cet égard.

Conclusion

De Gaulle reste pour la gauche comme pour la droite le grand pédagogue, l’homme d’Etat qui domine la France du XXe siècle, l’homme qui, en 1940, lui a appris à ne pas renoncer et à préférer le chemin de la Résistance, de l’effort et s’il le faut, du sacrifice fécond. Cette ligne redevient d’actualité après les attentats qui nous ont frappés. Nous savons bien que l’épreuve est devant nous. Pour l’affronter, la France dispose de l’exemple et de la leçon de stratégie que le général de Gaulle a laissés à tous les Français.

Nous ne devons pas céder à l’engrenage des haines et du ressentiment. Nous devons montrer que le terrorisme ne peut venir à bout d’un grand peuple. Plutôt que de bavarder sur une hypothétique VIème République, l’heure est au rassemblement autour d’une idée exigeante de la République. Nous devons continuer la France, et continuer à « faire France ». C’est l’enjeu qui est devant nous : intégrer à notre nation les jeunes issus de l’immigration. Cela suppose que la France s’aime. La République et la France sont la cible des terroristes. Ne faisons pas leur jeu : le remède est d’abord dans la France et dans la République elles-mêmes.

http://www.chevenement.fr/De-Gaulle-et-la-gauche_a1793.html

Attentats: Communiqué commun des gaullistes

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La France a été attaquée de l’intérieur par des ennemis qui y sont rentrés par des voies légalement voulues par nos dirigeants depuis de nombreuses années.

Les politiques qui se sont succédé ont conduit notre patrie dans cette situation de guerre comme jadis les politiciens de la IIIe République nous avaient, par leur irresponsabilité, conduits à la débâcle de 1940.

Mais face au danger la France ne doit pas reculer ! Ne doit pas trembler ! Les assaillants qui ont frappé hier notre capitale cherchent à nous faire peur, ils ne gagneront pas !!! La France n’est pas seule !!! Elle a des alliés sur qui elle peut compter pour l’aider à mener cette guerre et à éradiquer l’ennemi !!!

Plus que jamais le peuple français doit être uni et rassemblé pour combattre la barbarie et restaurer la grandeur de la Patrie !!!

VIVE LA FRANCE

La politique sociale de Charles de Gaulle: Alain Kerhervé

Un livre sur la politique sociale de Charles de Gaulle…

Alain Kerhervé, conseiller municipal d’opposition à Quimperlé est l’auteur d’un ouvrage intitulé Une Révolution en héritage, la politique sociale de Charles de Gaulle. (Ouest-France)  » Ce que l’on connaît de Charles de Gaulle, c’est l’appel du 18 juin, c’est la Ve République, c’est la place de la France dans le monde, explique l’auteur.On parle très rarement de sa politique sociale.

http://www.gaullisme.fr/2015/09/13/un-livre-sur-la-politique-sociale-de-charles-de-gaulle/

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Agenda des gaullistes

AUX GAULLISTES DE CONVICTION

Programme des prochains jours

Réunion du Forum jeudi 24 septembre 14 h30, 3 rue Aristide Briand (Assemblée nationale)
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Le même jour, à midi, réunion des Gaullistes de conviction (RPF-UPF-MDF-UDT etc)  –

Restaurant tabac de l’Assemblée 13 rue de Bourgogne 75 007
inscrivez vous pour ce déjeuner

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Rentrée politique commune des gaullistes le samedi 26 septembre.

Elle sera placée sous le signe de la mémoire et du partage dans la ville où la figure de la Résistance Française, Jean Moulin, a posé son premier acte de résistant. Préfet d’Eure-et-Loir lors de l’invasion allemande en juin 1940, il a su faire face à ses responsabilités en refusant de signer un texte infamant, exigé par l’occupant, qui incriminait les troupes françaises composées de tirailleurs sénégalais, puis tenta de se donner la mort.

Le programme indicatif en sera le suivant :

11H00 : cérémonie et dépôt de gerbe au mémorial Jean Moulin dit du « glaive brisé », place du Général de Gaulle à CHARTRES (28), dans le prolongement de l’ancienne préfecture

A partir de 12H00 : accueil et apéritif de travail à « L’AnneXe », 31-33 rue du Soleil d’Or à CHARTRES (28)

12H30 : déjeuner républicain (25 €), pris sur place
Les plats seront à choisir parmi les propositions suivantes : Entrées : Oeuf mayonnaise façon l’AnneXe ; Tartare de saumon ; Tomate vinaigrette / Plats : Agneau de 7 heures écrasé de pomme de terre à l’huile d’olive ; Escalope de saumon et mousseline de légumes du moment / Desserts : Tarte au citron revisitée ; Tiramisu original

14H30 : réunion publique sur le thème « Quel esprit de Résistance, pour quelle France ? »

Conférence-débat sur les thèmes de réflexions suivants :
1/ 70 ans après, que reste-t-il de l’esprit de résistance ?
2/ Les nouveaux combats propres à l’incarner

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Lors de l’hommage solennel de la Nation à Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay à l’occasion de leur entrée au Panthéon le 27 mai dernier, le président de la République a glorifié l’« esprit de résistance », tel un remède à tous les maux, qu’il s’agisse de la montée des extrémismes ou du terrorisme aveugle et fanatique qui frappe notre pays.

Or, ces rapprochements relèvent de l’amalgame et de l’instrumentalisation de valeurs qu’il faudrait glorifier au nom d’une prétendue continuité avec la Résistance.

Car l’esprit de résistance ce n’est pas la quête d’une unité nationale mythique mais avant tout l’insoumission, cette France qui ne peut se résoudre à la fatalité et à la servitude, tout comme l’espoir que demain serait meilleur, d’où le programme du CNR intitulé « Les jours heureux ».

Qu’en reste-t-il à l’heure où on assiste à un démantèlement des avancées sociales issues de la Résistance et où ses acquis ne sont plus considérés comme un modèle de référence par des responsables politiques convertis au libéralisme économique ? n’y aurait-il pas d’autres choix, en ces temps de crise, qu’une politique de rigueur insoutenable ? la résignation est au pouvoir.

Développer dans notre société l’esprit de résistance est pourtant possible ! Il suffit de redonner du sens à la politique. L’esprit de résistance est présent à chaque fois que nous manifestons notre refus de confier notre souveraineté à des aréopages supranationaux ou que nous nous mobilisons contre un ordre social injuste. La France n’est grande, puissante, rayonnante et respectée que quand son peuple reprend son destin en mains. Il appartient aux gaullistes de l’entrainer et l’accompagner sur ce chemin. C’est le sens de notre combat.

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BULLETIN D’INSCRIPTION
NOM :
Prénom :
Adresse :

Tél. :
Courriel :

¤ je participe au déjeuner républicain de 12h30
¤ je participe à la réunion publique de 14h30

(cochez les cases choisies)

Je viens à CHARTRES :

¤ en train, gare de Chartres (ligne Paris-Montparnasse-Brest et Chartres-Bordeaux-Saint-Jean)
¤ en voiture, (A 11, sorties 2 et 3)